« Physique dans la Rue »

ou

AIX POP


 

Quelques souvenirs de 1973.

Affichette A4 

 

Album photo "Aix-Pop"

Album de 17 photos

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Plaquette du programme

Plaquette du programme "Physique dans la rue"
pages 4 & 1


Plaquette du programme "Physique dans la rue"
pages 2 & 3

 

La Conférence d'Aix

En 1973, la Deuxième Conférence Internationale sur les Particules Elémentaires réunit dans la ville d'Aix-en-Provence 600 physiciens de tous pays.
L'un d'eux, Peter Sonderegger, un physicien suisse du CEA détaché au CERN, a une question en tête : « Pour la société, à quoi sert notre domaine de recherche ? »
Il s'agit de la physique des particules élémentaires. Dans la mouvance de l'après-mai 1968, Peter, comme quelques-uns de ses collègues, sont gênés par l'aspect « tour d'ivoire » de leurs laboratoires. Si leurs travaux servent à enrichir le patrimoine culturel de tous, cela devrait se faire savoir. On devrait entrouvrir la tour d'ivoire.

Les organisateurs de la Conférence d'Aix

Cette volonté d'aller au-devant du public intéresse les organisateurs de la conférence .
Bernard Gregory, patron de la physique française et président du Comité de patronage de la Conférence, va suggérer à un autre physicien, Michel Crozon, directeur de recherches au CNRS, de collaborer au projet avec Sonderegger (et au besoin, de le canaliser). Deux autres se joignent à eux, Françoise Guérin et Henri Navelet, chercheur au CEA.
« Physique dans la Rue » est officiellement intégrée dans le programme de la Conférence.

Les animateurs d'Aix-en-Provence

Charles Nugue était le talentueux directeur du Relais Culturel d'Aix. qui, l'année précédente a organisé à Aix « Musique dans la Rue » et qui lance aussitôt l'idée d'une foire à la science...
Assisté de son équipe, il va aider les physiciens à mettre sur pied de faon festive leur rencontre avec le public aixois. Ce sera « Physique dans la Rue », la première Fête de la Science.

Physique dans la Rue

Chaque soir, physiciens et Aixois se rencontraient autour de panneaux, d'expériences ou de matériel utilisé pour ces dernières. Les médias couvrent l'événement, c'est un succès. Scientifiques et public se découvrent avec étonnement. Selon Michel Crozon, « Les quelques principes que nous avions élaborés, et que je ne renie toujours pas aujourd'hui, étaient:

  • montrer la physique avant de discuter,
  • toucher, manipuler, éviter les boîtes noires,
  • dialoguer par petits groupes, avec les panneaux comme support,
  • encourager les remises en question, les discussions, les démystifications. Les physiciens, volontaires et n'intervenant pas au nom de leur institution, étaient libres quant à leur style. »

 

Les leçons de Physique dans la Rue

Au lendemain de la fête, les organisateurs tentent une analyse et un bilan de l'événement, avec le sentiment qu'on ne peut en rester là. Parmi les visiteurs qui partagent leur enthousiasme, les animateurs de Grenoble se sont montrés particulièrement intéressés. En effet, depuis plusieurs années, la Maison de la Culture de Grenoble tente d'introduire dans ses programmes des animations dans le domaine de la science et bénéficie à cette fin de la collaboration de deux scientifiques détachés de l'Université.

 

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Les questions posées pour "Physique dans la rue"

 

Extrait journal "La Marseillaise"

 

Extrait du journal "La Marseillaise"

 

 

  

 

 

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