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  Bulletin n° 13
Le public, la science et les objets techniques, Colloque de Fontainebleau, 31 mai-1 juin 1980,
novembre 1981
 et Annexe au Bulletin n° 13
"La science mon amour" ou comment un musée peut contenir la science et convenir aux vivants

Bulletin 13 - 116 pages - 'pdf' 3,2 Mo 
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Annexe au Bulletin 13 - 33 pages - 'pdf' 1.3 Mo 
 

    Introduction

Le Groupe de Liaison pour l’action culturelle scientifique a décidé une vaste entreprise de recherche sur la communication entre le monde de la science et cette majeure partie de la population que nous désignerons par des expressions ambigües et contestables, telles que “public”, “non-scientifiques”, “profanes, etc.

Cette recherche peut être considérée comme “fondamentale”, au sens où elle s’est assigné pour but non point une immédiate “application”, mais plutôt l’étude des mécanismes et des blocages de la communication, des réactions du public et des scientifiques au cours de ce processus.

Un premier volet de cette entreprise a été constitué par une exploration assez systématique des musées de la science par des membres du public, des scientifiques et des témoins photographes. Ces musées de la science, institution universelle, sont en effet censés être un des lieux privilégiés de la rencontre entre la science et le public. Afin de favoriser la communication par une sorte d’artifice expérimental, il a paru utile de mettre les scientifiques en situation de public vis-à-vis de la science. Aucun d’entre eux, par exemple, ne s’est fait connaître des directeurs de musées. Ils étaient, comme les non-initiés, de simples visiteurs. Les résultats de cette première étape sont exposés dans le Bulletin n° 12 du Groupe de Liaison “La Science au Musée sur les musées scientifiques et techniques”.

Le deuxième volet de notre recherche a été axé sur le contact direct entre scientifiques et non—scientifiques, au sein de petits groupes de travail. Mais, là aussi, il fallait créer des circonstances, des situations nouvelles pour éviter les embûches incessantes du dialogue science-public, ou tout au moins pour parvenir à dégager les causes des ruptures de compréhension.

Un nouvel artifice expérimental a été utilisé de façon privilégiée pour créer cette nouveauté de situation. Il s’est agi cette fois-ci de mettre les scientifiques à égalité avec le public au plan de l’expression. Pour réaliser ce nivellement, il a été fait largement appel au langage audiovisuel vis-à-vis duquel les scientifiques sont en situation d’apprentissage, au moins autant, sinon davantage parfois que certains membres du public.

Ce schéma de fonctionnement a été assez lourd à mettre en œuvre nous avons eu beaucoup de peine à trouver des volontaires pour s’impliquer dans l’expérience, et ceci aussi bien parmi les membres du Groupe de Liaison qu’à l’extérieur. A posteriori, ces réticences s’expliquent en partie. Les membres du public s’exposaient à affronter leurs attitudes, leurs problèmes vis-à-vis de la science et les scientifiques, quant à eux, risquaient de se voir remis en cause en tant que représentants de la Science.
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Pour mettre en commun les résultats de ces travaux, qui ont débuté en 1978, et pour mettre à l’épreuve la qualité des messages audiovisuels, il a été organisé à Fontainebleau les 31 mai—1er juin 1980 un petit colloque réunissant soixante personnes dont, en particulier, les membres des divers groupes de travail. Ce bulletin constitue les Actes du colloque.

La présentation est faite en quatre parties

1. Les contributions orales
2. Le groupe Langage, expérience qui a été à l’origine de plusieurs des réalisations du colloque
3. Les montages audiovisuels -
4. En guise de conclusion, deux documents de réflexion inspirés par le déroulement du colloque lui-même.

Les textes des contributions orales ont été établis soit d’après les documents écrits fournis par les auteurs, soit d’après les enregistrements en-séance. Ils sont à chaque fois accompagnés de discussions ou de leur résumé.

La présentation des productions audiovisuelles pose, bien évidemment, un problème pour ce volume. Le lecteur devra se contenter, à la lecture, de trois éléments un bref synopsis du montage, un compte-rendu des discussions après projection et, pour les montages ayant une forme définitive et actuellement disponibles, une fiche technique succincte. L’ensemble de celles-ci a été regroupé en annexe pour faciliter les références .

Le colloque a ouvert des voies possibles d’une communication améliorée entre le public et la science que ce soit l’expérience du groupe de Toulouse qui a su “aller chercher la science” au sujet du bruit, sa réalité pénible et quotidienne, ou celle du groupe Langage qui a obtenu quelques réponses fondamentales aux questions qu’il se posait sur la science, ou celle du “Vous avez dit lumière” qui juxtapose différentes approches possibles d’un même thème, toutes ont fait tomber quelques barrières. Et ceci constitue déjà un résultat.

Nous sommes cependant tous conscients du fait qu’un colloque ne change pas le monde et que celui—ci a soulevé au moins autant de problèmes qu’il n’en a résolus. C’est pourquoi nous ne considérons pas qu’il s’agit avec ce bulletin d’une clôture des travaux. Au contraire, nous avons l’impression que beaucoup reste à faire dans la ligne que nous avons explorée.
 



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   Table des Matières (extrait) du Bulletin n° 13

Présentation, auteurs, table … [ page 1 ]  et
1. Contributions… (p. 9)
2. Le groupe Langage … [ page 39 ]
3. Documents audiovisuels… [ page 63 ]
4. Réflexions… [ page 89 ]
5. Annexes… [ page 101 ]


 

 
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